- Bon, alors ça sera quoi, hein ? Il y avait moi, Votre Humble Narrateur, et mes trois drougs, autrement dit Léo, Rick et Olé, qu'on appelait comme ça à cause de son bolchoï de gros cou et de sa gromky golosse qui faisait penser à un bolchoï mastard de taureau bleuglant aouuuuuuuuuuh. On était assis au Korava Milkbar à se creuser le rassoudok pour savoir ce qu'on ferait de la soirée, - une putain de soirée d'hiver, branque, noire et glaciale, mais sans eau. Tout autour de nous il y avait des tchellovecks complètement défoncés au lait gonflé à la vélocette, au synthémesc ou au methcath et autres vesches qui vous font planer loin, loin de méchancetés de ce monde réel, jusqu'au pays où on peut relucher Gogre et Tous Ses Anges et Ses Saints dans son sabog gauche, le morg plein à péter de lumière. Ce qu'on drinkait, c'était le bon vieux moloko des familles aux couteaux, comme on appelait ça, façon de s'affuter et de se mettre en forme pour une partie salingue de vingt contre un; mais j'ai déjà raconté comment c'était. On était sapé à la super plus énième mode, c'est-à-dire, à l'époque, pantalon très large et blouson genre cuir noir et luisant par-dessus la chemise à col ouvert avec une manière de foulard fourré dedans. C'était aussi le temps où la super plus énième mode était de se passer le bon vieux britva sur le gulliver, pour que tout le dôme soit comme qui dirait chauve, avec des cheveux seulement sur les côtés. Cela dit, on avait toujours les nogas dans les mêmes trucs : des vraies grosses bottes bolchoï tzarribles pour shooter dans les litsos...

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Copyright © 1998 Thierry Roy
date de création : 21 septembre 1998
date dernière mise à jour : 31 décembre 2000